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Les Métallos appuient le projet de loi visant à fermer une échappatoire dans la loi anti-briseurs de grève et à renforcer le droit de grève des travailleuses et travailleurs

OTTAWA, Ontario, 08 juin 2026 (GLOBE NEWSWIRE) -- Le Syndicat des Métallos appuie le projet de loi déposé aujourd’hui par le chef parlementaire du NPD, Don Davies, afin de fermer une échappatoire dans la législation fédérale anti-briseurs de grève, qui permet aux employeurs d’utiliser des gestionnaires de l’extérieur comme travailleurs de remplacement pendant les conflits de travail.

Le directeur national du Syndicat des Métallos, Marty Warren, et le président de la section locale 1944 des Métallos, Michael Phillips, se sont joints à Don Davies à Ottawa pour appuyer le projet de loi.

La loi fédérale anti-briseurs de grève a été obtenue après des décennies de revendications par les travailleuses et travailleurs, les syndicats et leurs alliés au Parlement. Mais un récent conflit de travail impliquant des membres de la section locale 1944 des Métallos chez Rogers, à Abbotsford, en Colombie-Britannique, a révélé une sérieuse faiblesse dans cette loi nouvellement mise en œuvre.

La grève touchait 25 techniciens de Rogers et a commencé au moment même où les nouvelles dispositions fédérales anti-briseurs de grève entraient en vigueur. Elle est rapidement devenue le premier grand test de cette législation. Tout au long du conflit, Rogers a utilisé des cadres d’autres régions pour effectuer le travail normalement accompli par l’unité de négociation, en contravention avec l’esprit de la loi.

« Le droit de grève est le fondement d’une négociation collective libre et équitable, et les travailleuses et travailleurs se sont battus pendant des décennies pour obtenir une législation fédérale contre le recours aux briseurs de grève, a déclaré Marty Warren. Ces protections doivent être réelles et contraignantes. Si des employeurs peuvent contourner la loi en faisant appel à des cadres de l'extérieur pour effectuer le travail de l’unité de négociation, alors le droit de grève est compromis et la négociation collective s’en trouve affaiblie. »

Au cours de cette grève qui a duré quatre mois et demi, des cadres ont traversé les piquets de grève et effectué le travail relevant de l'unité de négociation, permettant ainsi à l'entreprise de poursuivre ses activités et de prolonger le conflit.

« Nos membres ont vécu directement les conséquences de cette échappatoire, a déclaré Michael Phillips. Pendant des mois, ils ont vu des gestionnaires venus de l’extérieur franchir les lignes de piquetage, pour agir comme briseurs de grève en effectuant leur travail. Rogers a ainsi pu poursuivre ses activités en utilisant des travailleurs de remplacement, et ce sont nos membres et leurs familles qui en ont payé le prix. Ce projet de loi est nécessaire pour rendre réelle l’interdiction des briseurs de grève. »

La loi anti-briseurs de grève vise à protéger l’intégrité et l’équité de la négociation collective, à raccourcir les conflits de travail et à réduire les tensions sur les lignes de piquetage. Mais l’expérience chez Rogers a démontré que, sans fermer cette échappatoire, les employeurs qui disposent des ressources nécessaires peuvent utiliser des gestionnaires de l’extérieur et affaiblir ces protections.

« Ce projet de loi vise à colmater une brèche avant qu’elle ne devienne une marche à suivre pour d’autres employeurs, a ajouté Marty Warren. Le conflit de travail chez Rogers a exposé une faiblesse dans la loi. Si le Parlement ne la corrige pas maintenant, d’autres employeurs verront dans cette échappatoire, une façon de miner le droit de grève. »

Le Syndicat des Métallos exhorte tous les partis au Parlement à appuyer le projet de loi et à renforcer les protections anti-briseurs de grève, partout au Canada. Les travailleuses et travailleurs de petites unités de négociation, de communautés rurales ou de milieux de travail appartenant à de grandes entreprises ne devraient pas perdre la protection de la loi anti-briseurs de grève simplement parce que leur employeur est assez grand pour déplacer des gestionnaires et exploiter une brèche dans la loi.

À propos du Syndicat des Métallos

Le Syndicat des Métallos représente 225 000 membres dans presque tous les secteurs économiques du Canada et constitue le plus grand syndicat du secteur privé en Amérique du Nord, comptant 850 000 membres au Canada, aux États-Unis et dans les Caraïbes.

Chaque année, des milliers de travailleuses et travailleurs choisissent d’adhérer au Syndicat des Métallos en raison de sa solide réputation à créer des lieux de travail plus sains, plus sécuritaires et plus respectueux, et à négocier de meilleures conditions de travail et des rémunérations plus équitables – y compris de bons salaires, de bons avantages sociaux et de bons régimes de retraite. 

Pour plus d’informations, veuillez contacter :
François Soucy, Service des communications des Métallos, 873 355-2841, fsoucy@usw.ca


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